Recettes de bunker

un livre pour constituer, gérer et cuisiner son stock alimentaire, de denrées non perissables!

  Recettes de Bunker   est un livre un peu à part.    Écrit par nous-mêmes (Bleck Stalker et Dréanna Zepol), Recettes de Bunker est le premi...

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lundi 13 avril 2026

Problèmes de pauvres, solutions de riches: quand l'argent ne fait pas le bonheur, mais qu'il reste une clé indéniable.

 « L’argent ne fait pas le bonheur », dit le proverbe.

 
Peut-être. Mais il faut bien reconnaître qu’il y contribue largement.

Quand on vit avec peu, beaucoup de problèmes très concrets se dressent devant nous : l’argent et l’administratif deviennent des murs. On renonce parfois à se soigner correctement parce que les services sont saturés ou parce qu’on ne peut pas avancer les frais. On regarde les écoles de nos enfants en se disant que certaines resteront hors de portée. On fait des calculs avant chaque plein d’essence.

Et surtout, on vit avec cette question permanente au fond de la tête : est-ce que tout va tenir jusqu’à la fin du mois ?

Car la pauvreté ne se résume pas au manque d’argent. Elle s’accompagne d’une charge mentale constante : payer la cantine du gosse, remplir le réservoir de la voiture, choisir entre le chauffage et les courses. Ce sont des décisions que certains n’auront jamais à prendre.

Pendant ce temps, on explique souvent aux plus modestes les vertus de la « sobriété heureuse ». L’idée peut sembler belle sur le papier. Mais elle devient étrange quand elle est prêchée par des personnes qui vivent dans un confort matériel solide.

Le discours sur la simplicité a parfois un parfum de luxe.

On entend aussi cette phrase, répétée comme une sagesse populaire :
« Mieux vaut rire dans une chaumière que pleurer dans un château. »

Peut-être. Mais ceux qui la répètent ont rarement passé beaucoup de temps dans une chaumière.

Car oui, il y a des rires dans les vies modestes. Heureusement. Mais il y a aussi beaucoup de fatigue, de travail, d’inquiétudes et de renoncements. La réalité n’est ni romantique ni pittoresque. Elle est simplement difficile.

Certains aiment raconter leurs voyages dans des pays pauvres. Ils disent, émerveillés : « Ils n’ont rien, mais ils donnent tout. » La phrase est devenue presque obligatoire au retour. Elle se prononce souvent confortablement installé à la table d’un bon restaurant, après un billet d’avion en classe affaires.

Mais la générosité des pauvres ne rend pas la pauvreté enviable.

Depuis longtemps, on répète aussi que l’argent corrompt, qu’il change les gens, qu’il ne fait ni le bonheur ni la santé. Tout cela n’est pas totalement faux. Mais il est curieux de constater que ce discours est souvent tenu par ceux qui n’ont jamais vraiment eu à vivre sans.

À force de l’entendre, on a fini par apprendre à mépriser l’argent.
À penser qu’en vouloir davantage était presque honteux.
À croire qu’il était noble d’être pauvre.

On nous a appris à détester l’argent.

Et il faut bien le reconnaître : ce sont souvent les riches qui nous l’ont enseigné.

je souhaite a toute personne l'abondance financiere lui permettant de trouver solution a tous ces projets, de pouvoir réaliser ses rêves et de pouvoir resentir et expéremineter quelquechose que peu de nos jours connaissent:: LA SERENITE!


 

lundi 16 mars 2026

L’effet d’exotisation : pourquoi nous valorisons ce qui vient d’ailleurs et oublions et dévalorisons nos traditions

 Vous avez deja entendu ou vu ca: le goji est un super aliment, le chat celtic "n'est qu'un batard je prefere le shikoku" (le chat de gouttiere du japon), le shilajit meilleur produit du monde, ramasser de l'aubepine? "mais ca ne vaut rien!" j'adore les amerindiens et leur culture trop bien, le palo santo c'est vraiment l'extase en potection.....

sur touts sujets de par le monde il en est ainsi, l'exotique est meilleur... prenons l'exemple du japon, le saké est aujourdh'ui boudé par les jeunes générations qui lui preferent grandement le whisky, la biere et le vin.... francais... quand les francais eux pour beaucoup ne jurent que par le saké... les japonais adorent les croissants et la culture francaise et les francais adorent le japon.... chacun dénigrant sa propre culture en s’extasiant devant les autres.   

c'est quelquechose de merveilleux, le partage sauf quand ca devient maladif au point de ne plus apprecier ce qu'on a chez soi...

Dans de nombreux domaines, alimentation, spiritualité, médecine naturelle, animaux domestiques ou arts martiaux, un phénomène culturel revient souvent : ce qui vient de loin paraît plus intéressant, plus puissant ou plus authentique que ce qui existe chez nous.

On appelle ce phénomène

l’effet d’exotisation.


Il consiste à valoriser ce qui est étranger tout en dévalorisant ce qui est familier.

L’échange culturel est évidemment une richesse. Les savoirs circulent depuis toujours entre les peuples et c’est grâce à ces échanges que les sociétés progressent, chacun apportant a l’autre connaissance et savoir faire. 

Mais il arrive parfois qu’un déséquilibre apparaisse : ce qui est local devient banal ou insignifiant, tandis que ce qui vient d’ailleurs acquiert une aura presque mythique.

Les arts martiaux et sport de combat: oublier ses propres traditions

canne francaise : https://www.batoncanne.com/ canne francaise
tireurs boxe française savate (boxe francaise)
 

Quand on parle d’arts martiaux, la plupart des gens pensent immédiatement à l’Asie :

  • Karate

  • Kung-fu

    Taekwondo

    Haidong gumdo 

  • Boxe thaïlandaise ....

Pourtant, l’Europe possède elle aussi des traditions de combat anciennes.

En France par exemple :

La Savate (boxe francaise)

La Canne de combat (aussi la canne parapluie, la double canne en variante)

Le Bâton francais

Le Chausson marseillais 

La Lutte bretonne 

l'Escrime (a l'épée, au fleuret ou au sabre) ...

Ces disciplines sont parfois moins connues simplement parce qu’elles sont locales et donc perçues comme moins « exotiques » et même moins efficace, pourtant pour ceux qui le pratiquent cela est equivalent.

il n'y a d'ailleurs pas de cours pour enfants de savate ou de canne francaise dans les villages et les villes, la base en france? le judo..... pour les adultes pareil....

Les super-aliments : l’illusion du fruit lointain

argousier pris sur le site: https://bonnes-a-croquer.blogspot.com/2017/10/largousier.html argousier

 caseillespetits fruits locaux

Un autre exemple frappant concerne l’alimentation.

Ces dernières années, de nombreux produits exotiques ont été présentés comme des “superfoods” :

  • Baie de goji

  • Açaí

  • Camu camu

Ces aliments sont intéressants, mais ils ne sont pas forcément supérieurs aux plantes locales.

L’Europe possède elle aussi des fruits extrêmement riches en nutriments :

  • cassis, mûres, framboise, myrtilles....

  • églantier (cynorrhodon)

  • argousier

  • sureau...

Un détail souvent oublié est que les comparaisons nutritionnelles opposent parfois des fruits sauvages à des fruits cultivés. Or les plantes sauvages sont généralement plus concentrées en nutriments.

néanmoins il est bien etudie que les petits fruits locaux sont bien plus interessants nutritionnellement parlant que la fameuse baie de goji (qui fait surtout la richesse de ceux qui la vende!) 

Les plantes médicinales et les savoirs ruraux

 hypericum perforatum (millepertuis)

  

Dans la ligne des super fruits: les plantes médicinales! 

L’Europe possède une tradition de phytothérapie extrêmement riche  

  • monastères médiévaux

  • herboristerie populaire

  • médecine gréco-romaine

Quelques plantes européennes puissantes :

  • Achillée millefeuille

  • Sauge officinale

  • Thym

  • Armoise

  • Reine-des-prés

  • Plantain

  • Tilleul

  • Genévrier

Beaucoup de ces plantes ont des propriétés scientifiquement reconnues aujourd’hui. l'ail est reconnu aujourd'ui comme la plante anti cancer, bien loin de toutes les plantes etrangeres miraculeuse (vendue a prix d'or)

Mais elles sont souvent considérées comme « banales » parce qu’elles poussent au bord des chemins ou dans notre potager.

autre exotisation de masse:

Spiritualité et croyance traditionnelle

On observe souvent une fascination pour les spiritualités lointaines :

  • traditions amérindiennes

  • hindouisme

  • bouddhisme tibétain

  • chamanisme sibérien

Ces traditions sont intéressantes et respectables.

Mais le problème apparaît quand les traditions locales sont ridiculisées ou oubliées.

Exemple des plantes de fumigation

Très bon exemple.

Aujourd’hui on parle beaucoup de :

  • sauge blanche amérindienne

  • palo santo

  • oliban (encens)

Mais l’Europe possède aussi ses plantes traditionnelles :

  • genévrier

  • armoise

  • sauge officinale

  • romarin

  • résine de pin

  • résine de sapin

Les résines de conifères étaient d’ailleurs largement utilisées en fumigation en Europe.

cette devarolisation vient peut etre du fait que l'on a pas transforme shiva, les dieux amerindiens ou encore bouddha en marvel? 

Depuis quelques années, un mouvement discret mais réel apparaît dans de nombreuses régions du monde. De plus en plus de peuples redécouvrent leurs savoirs locaux, leurs variétés agricoles traditionnelles, leurs instruments de musique, leurs danses et leurs modes de vie hérités du passé.

Ce phénomène ne concerne pas seulement l’Europe. Dans plusieurs pays du monde, certaines techniques agricoles ancestrales, savoir faire traditionnel,sont redécouverts et remis en pratique. 

Dans d’autres régions du monde, on assiste aussi à une renaissance des traditions culturelles : des danses anciennes sont réapprises, des instruments traditionnels sont remis à l’honneur, et des variétés locales de plantes ou d’animaux sont à nouveau élevées.

Ce mouvement ne signifie pas un rejet de l’ouverture au monde. Les échanges entre cultures ont toujours existé et ils ont souvent permis des avancées importantes. L’histoire humaine est faite de rencontres, d’influences et de partages.

Mais l’expérience montre aussi que les excès peuvent être problématiques. Un monde totalement refermé sur lui-même finit par s’appauvrir, tandis qu’un monde qui oublie ses racines risque de perdre une partie de son patrimoine culturel et de ses savoirs.

L’enjeu n’est donc pas de choisir entre l’ouverture et l’enracinement, mais de trouver un équilibre entre les deux. Apprendre des autres cultures est une richesse, mais cela ne doit pas conduire à oublier ce qui existe déjà chez soi.

Redécouvrir les savoirs locaux, les traditions et les patrimoines vivants n’est pas un retour en arrière. C’est souvent simplement une manière de rétablir un équilibre et de se rappeler que la diversité culturelle ne se trouve pas seulement à l’autre bout du monde : elle existe aussi, parfois, juste au bord de nos chemins.

 

 


vendredi 6 mars 2026

Vivre à la campagne, où quand la rupture de la normalité et la résilience sont ton quotidien.

 

On voit beaucoup de survivalistes ou de « preppers » expliquer comment ils se préparent à une rupture de la normalité : stocker des lampes, des lampes à pétrole, une trousse de secours dans la voiture, de la nourriture, un générateur… Et chacun demande à l’autre : « toi t’as quoi ? moi j’ai ça, moi j’ai stocké ça… ». Comme si c’était un exploit.

Mais quand on vit à la campagne, en montagne, on regarde ça un peu différemment.

Parce que ce qu’ils appellent se préparer à une rupture de la normalité, être résilient… pour nous, c’est simplement notre NORMALITÉ.

dimanche 1 février 2026

les abandons en refuge, la faute des éleveurs? ben voyons. chiffres a l'appui je te montre la REALITE.

 Cet article est long. Volontairement long. Parce que le sujet est important, et qu’on ne peut pas le traiter sérieusement en trois slogans.

Dans notre entourage proche, on a vu des choses très concrètes. Des gens qui prennent des chiots gratuits, puis qui, une fois adultes, quand le chien fait 25 kg, disent : « Il est trop gros », « Il mange trop », « J’en ai peur ». Et hop, SPA.
Un croisé husky/malamute, c’est très mignon chiot. Mais ce n’est pas un chien qui se contente d’un quart d’heure de balade en laisse par jour. À six mois, quand les besoins explosent, direction le refuge.

jeudi 21 janvier 2016

Pourquoi je n'acheterais plus chez kokopelli

Quelquefois on me demande : « Mais pourquoi tu ne veux plus commander chez Kokopelli ? Ils sont géniaux, ça vaut vraiment le coup ! »

Si vous avez eu de bonnes expériences avec eux, j’en suis sincèrement ravie. Malheureusement, pour moi, cela a été très différent.

Quand j’ai entendu parler de Kokopelli pour la première fois, je suis immédiatement tombée sous le charme. L’idée est excellente, leur mouvement aussi. La biodiversité s’effondre, il faut agir. À l’époque je venais d’emménager et j’ai voulu participer à cet élan. J’ai donc acheté énormément de graines chez eux pour créer une zone favorable à la biodiversité autour de chez moi. J’en ai donné aux voisins, aux amis… Le prix m’importait peu : je me disais simplement que je n’achèterais pas d’autres choses plus futiles. J’ai acheté de quoi faire tout mon potager, les aromatiques, et surtout beaucoup de fleurs. J’ai fleuri toute la maison avec des sachets Kokopelli. Autant dire qu’il en a fallu… surtout vu les grammages très limités proposés.

Dès le départ j’ai voulu soutenir l’association. Les 20 euros pour être membre soutien me semblaient peu de chose pour la biodiversité. Plus tard je suis même passée membre actif, à 60 euros par an.

On m’a également offert le fameux livre Kokopelli, vendu autour de 75 euros. Honnêtement, je trouve cela très cher pour ce que c’est. Lorsque la personne qui me l’a offert a appelé Kokopelli pour avoir des informations, on lui a expliqué qu’il s’agissait à la fois d’un catalogue et d’un livre de jardinage. Dans les faits, c’est surtout un catalogue. On y trouve aussi de nombreux articles militants, et bien sûr la présentation des variétés. Mais là encore, l’intérêt est limité puisque beaucoup de variétés étaient déjà épuisées ou introuvables sur le site à l’époque. Certaines variétés ne sont accessibles qu’aux membres actifs, sur demande, comme certaines céréales. J’avais demandé une variété de blé… que je n’ai jamais reçue.

Malgré tout, je me disais que mon geste servait à quelque chose.

Puis, petit à petit, certaines choses m’ont interpellée. Aujourd’hui, après avoir acheté ailleurs et pris du recul, je peux dire qu’il y a eu de vrais problèmes dans mon expérience.

Dans les différentes commandes que j’ai faites, plusieurs sachets de fleurs n’ont pas donné l’effet attendu et certains n’ont tout simplement rien donné du tout. Je suis, sans me vanter, une jardinière correcte. Quand un sachet complet ne germe pas, je me pose forcément des questions. Plus tard dans la saison, d’autres problèmes sont apparus : manque d’homogénéité variétale. Par exemple, des côtes de blette rouges au milieu de blettes vertes à large carde, ou des courgettes vertes dans un sachet censé donner des courgettes jaunes. Ce genre de choses laisse penser que la pollinisation n’a pas été suffisamment contrôlée, ou que des graines d’autres variétés se sont retrouvées mélangées dans les sachets.

Il y a aussi eu de grosses déceptions avec certaines variétés présentées comme résistantes au mildiou ou à d’autres maladies. Chez moi, et chez d’autres personnes, elles ont parfois attrapé les maladies avant même les variétés hybrides du voisin.

La germination est, à mon sens, un vrai problème, surtout quand on connaît les prix pratiqués et le discours autour de la qualité. Quand un sachet complet de tomate Red Robin, de pastèque Sugar Baby ou de poivrons ne germe pas du tout, il y a clairement un souci.

L’homogénéité variétale pose aussi question. Trouver une couleur différente dans l’assiette n’est pas dramatique. Mais quand on achète des graines pour les reproduire et devenir autonome, on a besoin d’une base variétale fiable. Si les plantes obtenues ne correspondent pas à la description, on commence à douter du sérieux de la sélection.

Du côté de la production, certaines variétés se sont révélées décevantes : fruits qui ne ressemblent pas du tout à la description ou rendements très faibles. J’ai tout de même eu de très bons résultats avec la tomate Gelb Dettilwein, qui tient ses promesses… mais une réussite sur combien d’essais ?

L’année suivante, j’ai voulu refaire une commande. Et là, grosse surprise : sur 37 sachets que je voulais acheter, seuls 17 étaient disponibles. La plupart des aromatiques. Les légumes, eux, étaient presque tous indiqués épuisés, et souvent depuis longtemps.

C’est là que j’ai remarqué autre chose : de nombreuses “nouvelles anciennes variétés” apparaissaient sur le site. De nouvelles tomates par exemple, comme la Bleue d’Oregon, ou des variétés dites “homogènes” mais portant simplement des numéros au lieu de vrais noms, un peu comme des hybrides. On voyait aussi apparaître des lignées entières, des mélanges génétiques, voire des descendances de croisements non stabilisées.

J’avoue être restée bouche bée. Je ne comprenais plus la logique. Pourquoi créer de nouvelles variétés alors que tant d’anciennes sont indiquées épuisées depuis des années ? L’idée de départ n’était-elle pas justement de préserver les variétés existantes ?

Un autre détail m’a frappée. Au début, les commandes contenaient souvent un petit sachet de graines en cadeau ou un autocollant. Ce n’était rien, mais c’était sympathique : cela permettait d’essayer autre chose ou de partager avec un voisin. Puis du jour au lendemain… plus rien. Ce n’est évidemment pas obligatoire, mais cela donne vite l’impression que le côté commercial prend le dessus.

J’ai donc appelé Kokopelli pour leur parler de mes problèmes et poser quelques questions.

Je leur ai expliqué que certaines variétés dans mon potager ne correspondaient pas du tout à ce qui était indiqué sur les sachets : des courgettes vertes au lieu de jaunes, des blettes rouges dans des semis de blettes vertes…

Je n’ai même pas eu le temps de finir ma phrase qu’on m’a répondu que cela venait sûrement de ma terre, de graines tombées l’année précédente ou de restes dans le compost qui auraient germé. J’ai pourtant précisé que ces plantes poussaient dans de nouveaux carrés de culture, où ces variétés n’avaient jamais été cultivées. On m’a alors expliqué que certaines graines vendues provenaient de jardiniers amateurs qui les envoyaient à l’association, et que les erreurs pouvaient venir de là. En gros, ce n’était pas leur faute mais celle des jardiniers.

J’ai continué en parlant des problèmes de germination : plusieurs sachets de fleurs à germination très faible, et certains légumes qui n’avaient rien donné du tout.

La réponse a été simple : je devais mal semer.

Pourtant, j’ai semé dans les mêmes conditions d’autres variétés de tomates dans le même bac : elles ont toutes poussé… sauf la Red Robin. Plus tard j’ai racheté les mêmes variétés ailleurs (Germinance notamment) et elles ont germé sans problème.

Mais selon eux, les graines étaient irréprochables et c’était forcément moi.

J’ai ensuite essayé d’aborder la question des nombreuses variétés épuisées et de l’arrivée massive de nouvelles variétés. Je me demandais pourquoi créer autant de nouveautés alors que tant de variétés anciennes semblaient abandonnées.

La réponse a été très agressive. On m’a expliqué qu’il fallait vivre avec son temps, que certaines variétés étaient de toute façon destinées à disparaître (mais quoi?????), que créer de nouvelles variétés faisait aussi partie de la biodiversité. On m’a cité l’exemple de la Green Zebra, pourtant récente, mais très appréciée (et donc très vendue...). On m’a également dit que je n’y connaissais rien et que je faisais partie des gens qui ne comprenaient pas leur mission… avant de me raccrocher au nez.

Je n’avais pourtant été ni agressive ni irrespectueuse.

Entre les nombreuses commandes que j’avais passées, le fait d’être membre actif, et cette façon de me répondre, j’ai décidé de laisser tomber.

Je me suis longtemps demandé si le problème venait de moi. Peut-être n’étais-je finalement pas si douée au jardin… Peut-être que mes plantes exotiques dans le salon, avocat issu d’un noyau, agrumes semés, ananas bouturés , n’étaient que des coups de chance.

Pour en avoir le cœur net, j’ai acheté mes graines ailleurs : Semailles, Biaugerme, Germinance, et pour les plants la Ferme de Sainte Marthe.

Résultat : avec les mêmes méthodes de culture, tout pousse très bien. Mes lavandes, mes thyms, mes fleurs… tout germe et fructifie correctement, souvent pour un prix inférieur. Aucun problème.

Cette année je compte aussi essayer le site du Potager de Santé de Pascal Poot, connu pour cultiver ses légumes sans arrosage ni engrais.

Je reste donc avec ces fournisseurs. D’autant plus que les variétés proposées par Kokopelli sont maintenant trouvables ailleurs, souvent moins chères.

Édit : récemment, plusieurs personnes m’ont parlé d’une rumeur disant que Kokopelli aurait supprimé beaucoup de variétés de son catalogue. Cela m’étonnait, connaissant leur combat pour la biodiversité. J’ai donc été vérifier sur leur site avec mon catalogue livre de 2012 et mes anciennes commandes.

Et là… je dois avouer que je ne comprends pas.

Certaines variétés ont bel et bien disparu du site, parfois brutalement. Par exemple, dans mon catalogue je compte 76 variétés de melons. Aujourd’hui il n’en reste que 21. La variété Amish, que j’avais commandée, a disparu.

Même chose pour les haricots : les Jacobs Cattle que j’avais achetés n’y sont plus. Et le cas le plus frappant concerne les tomates : il reste à peine une dizaine de variétés rouges très précoces.

Les variétés épuisées ont disparu du catalogue en ligne, sans doute parce que beaucoup de gens se plaignaient de voir des pages entières de produits indisponibles. Peut-être ont-ils simplement choisi de ne montrer que les variétés disponibles. Mais dans ce cas, reviendront-elles un jour ?

En revanche, les nouvelles variétés créées par leurs partenaires sont toujours présentes et disponibles, et semblent même inonder le site, elles ne portent même plus de nom, juste des numéros de lignée. Sans parler des mix génétique qui ne sont, au final, que laisser des variétés se coirser et vendre le tout plus chère... sans raison...

Beaucoup de gens surfent aujourd’hui sur la vague de la biodiversité pour faire du commerce. C’est dommage, parce que la nature a réellement besoin d’aide. Mais cette aide ne pourra venir que d’un effort collectif, pas de marchand de faux espoir qui vendent a prix d'or ce qui doit ête protégé.



dimanche 3 janvier 2016

respect pour les forêts et la Nature, un coup de gueule de nouvel an!

Bonjour!

Au début je me suis dit que je n'allais pas en parler sur le blog.et puis si, je vais en parler. Parce que ça me saoul, vraiment.

Donc voilà, notre année commence avec un léger coup de gueule et peut être, une petite idée qui pourrait faire boule de neige.

On adore cet endroit, on y est allé pour le jour de l'an, pour ce jour un peu spécial pour nous, les humains. On voulait simplement aller voir le lac, profiter de la solitude, du silence, de la beauté du paysage.

photo de la forêt le matin