
Pour les poules, c’est exactement le même problème que pour les chiens et les chats. On part souvent d’une bonne intention, mais on ne regarde pas le système dans son ensemble. Et à force de tout réduire à de l’émotion, on finit par taper complètement à côté.
Les fameuses « poules de réforme », par exemple. À la base, l’idée peut sembler bonne. Mais aujourd’hui, il faut être honnête : c’est devenu un modèle bien installé. Dans la réalité, les poules de réforme restent rarement longtemps en association. Elles sont très souvent réservées à l’avance, récupérées rapidement par des particuliers, parfois directement chez l’éleveur, parfois après un passage très court par une structure intermédiaire. Ce n’est pas un reproche, c’est un constat de fonctionnement. Une association ne peut tout simplement pas nourrir, loger et soigner sur le long terme des centaines de poules issues de l’élevage industriel. La rotation rapide est justement ce qui permet à ce système d’exister.

















