Vous avez deja entendu ou vu ca: le goji est un super aliment, le chat celtic "n'est qu'un batard je prefere le shikoku" (le chat de gouttiere du japon), le shilajit meilleur produit du monde, ramasser de l'aubepine? "mais ca ne vaut rien!" j'adore les amerindiens et leur culture trop bien, le palo santo c'est vraiment l'extase en potection.....
sur touts sujets de par le monde il en est ainsi, l'exotique est meilleur... prenons l'exemple du japon, le saké est aujourdh'ui boudé par les jeunes générations qui lui preferent grandement le whisky, la biere et le vin.... francais... quand les francais eux pour beaucoup ne jurent que par le saké... les japonais adorent les croissants et la culture francaise et les francais adorent le japon.... chacun dénigrant sa propre culture en s’extasiant devant les autres.
c'est quelquechose de merveilleux, le partage sauf quand ca devient maladif au point de ne plus apprecier ce qu'on a chez soi...
Dans de nombreux domaines, alimentation, spiritualité, médecine naturelle, animaux domestiques ou arts martiaux, un phénomène culturel revient souvent : ce qui vient de loin paraît plus intéressant, plus puissant ou plus authentique que ce qui existe chez nous.
On appelle ce phénomène
l’effet d’exotisation.
Il consiste à valoriser ce qui est étranger tout en dévalorisant ce qui est familier.
L’échange culturel est évidemment une richesse. Les savoirs circulent depuis toujours entre les peuples et c’est grâce à ces échanges que les sociétés progressent, chacun apportant a l’autre connaissance et savoir faire.
Mais il arrive parfois qu’un déséquilibre apparaisse : ce qui est local devient banal ou insignifiant, tandis que ce qui vient d’ailleurs acquiert une aura presque mythique.
Les arts martiaux et sport de combat: oublier ses propres traditions
canne francaise
savate (boxe francaise)
canne francaiseQuand on parle d’arts martiaux, la plupart des gens pensent immédiatement à l’Asie :
Karate
Kung-fu
Taekwondo
Haidong gumdo
Boxe thaïlandaise ....
Pourtant, l’Europe possède elle aussi des traditions de combat anciennes.
En France par exemple :
La Savate (boxe francaise)
La Canne de combat (aussi la canne parapluie, la double canne en variante)
Le Bâton francais
Le Chausson marseillais
La Lutte bretonne
l'Escrime (a l'épée, au fleuret ou au sabre) ...
Ces disciplines sont parfois moins connues simplement parce qu’elles sont locales et donc perçues comme moins « exotiques » et même moins efficace, pourtant pour ceux qui le pratiquent cela est equivalent.
il n'y a d'ailleurs pas de cours pour enfants de savate ou de canne francaise dans les villages et les villes, la base en france? le judo..... pour les adultes pareil....
Les super-aliments : l’illusion du fruit lointain
argousier
petits fruits locaux
Un autre exemple frappant concerne l’alimentation.
Ces dernières années, de nombreux produits exotiques ont été présentés comme des “superfoods” :
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Baie de goji
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Açaí
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Camu camu
Ces aliments sont intéressants, mais ils ne sont pas forcément supérieurs aux plantes locales.
L’Europe possède elle aussi des fruits extrêmement riches en nutriments :
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cassis, mûres, framboise, myrtilles....
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églantier (cynorrhodon)
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argousier
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sureau...
Un détail souvent oublié est que les comparaisons nutritionnelles opposent parfois des fruits sauvages à des fruits cultivés. Or les plantes sauvages sont généralement plus concentrées en nutriments.
néanmoins il est bien etudie que les petits fruits locaux sont bien plus interessants nutritionnellement parlant que la fameuse baie de goji (qui fait surtout la richesse de ceux qui la vende!)
Les plantes médicinales et les savoirs ruraux
hypericum perforatum (millepertuis)
Dans la ligne des super fruits: les plantes médicinales!
L’Europe possède une tradition de phytothérapie extrêmement riche
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monastères médiévaux
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herboristerie populaire
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médecine gréco-romaine
Quelques plantes européennes puissantes :
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Achillée millefeuille
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Sauge officinale
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Thym
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Armoise
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Reine-des-prés
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Plantain
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Tilleul
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Genévrier
Beaucoup de ces plantes ont des propriétés scientifiquement reconnues aujourd’hui. l'ail est reconnu aujourd'ui comme la plante anti cancer, bien loin de toutes les plantes etrangeres miraculeuse (vendue a prix d'or)
Mais elles sont souvent considérées comme « banales » parce qu’elles poussent au bord des chemins ou dans notre potager.
autre exotisation de masse:
Spiritualité et croyance traditionnelle
On observe souvent une fascination pour les spiritualités lointaines :
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traditions amérindiennes
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hindouisme
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bouddhisme tibétain
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chamanisme sibérien
Ces traditions sont intéressantes et respectables.
Mais le problème apparaît quand les traditions locales sont ridiculisées ou oubliées.
Exemple des plantes de fumigation
Très bon exemple.
Aujourd’hui on parle beaucoup de :
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sauge blanche amérindienne
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palo santo
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oliban (encens)
Mais l’Europe possède aussi ses plantes traditionnelles :
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genévrier
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armoise
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sauge officinale
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romarin
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résine de pin
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résine de sapin
Les résines de conifères étaient d’ailleurs largement utilisées en fumigation en Europe.
cette devarolisation vient peut etre du fait que l'on a pas transforme shiva, les dieux amerindiens ou encore bouddha en marvel?
Depuis quelques années, un mouvement discret mais réel apparaît dans de nombreuses régions du monde. De plus en plus de peuples redécouvrent leurs savoirs locaux, leurs variétés agricoles traditionnelles, leurs instruments de musique, leurs danses et leurs modes de vie hérités du passé.
Ce phénomène ne concerne pas seulement l’Europe. Dans plusieurs pays du monde, certaines techniques agricoles ancestrales, savoir faire traditionnel,sont redécouverts et remis en pratique.
Dans d’autres régions du monde, on assiste aussi à une renaissance des traditions culturelles : des danses anciennes sont réapprises, des instruments traditionnels sont remis à l’honneur, et des variétés locales de plantes ou d’animaux sont à nouveau élevées.
Ce mouvement ne signifie pas un rejet de l’ouverture au monde. Les échanges entre cultures ont toujours existé et ils ont souvent permis des avancées importantes. L’histoire humaine est faite de rencontres, d’influences et de partages.
Mais l’expérience montre aussi que les excès peuvent être problématiques. Un monde totalement refermé sur lui-même finit par s’appauvrir, tandis qu’un monde qui oublie ses racines risque de perdre une partie de son patrimoine culturel et de ses savoirs.
L’enjeu n’est donc pas de choisir entre l’ouverture et l’enracinement, mais de trouver un équilibre entre les deux. Apprendre des autres cultures est une richesse, mais cela ne doit pas conduire à oublier ce qui existe déjà chez soi.
Redécouvrir les savoirs locaux, les traditions et les patrimoines vivants n’est pas un retour en arrière. C’est souvent simplement une manière de rétablir un équilibre et de se rappeler que la diversité culturelle ne se trouve pas seulement à l’autre bout du monde : elle existe aussi, parfois, juste au bord de nos chemins.





