Recettes de bunker

un livre pour constituer, gérer et cuisiner son stock alimentaire, de denrées non perissables!

  Recettes de Bunker   est un livre un peu à part.    Écrit par nous-mêmes (Bleck Stalker et Dréanna Zepol), Recettes de Bunker est le premi...

mardi 10 mars 2026

La chèvre : mal-aimée… ou incomprise ?

La chèvre... Animal têtu. Destructeur. Sauteur de clôtures. Mangeur de rosiers.

                                                     bouc des fossés

 C’est l’image qu’on nous vend, chaque jour, dans beaucoup d'articles, de forums voir même de sites internet...
Et c’est aussi celle que nous avions.

Et soyons honnêtes : cette réputation n’est pas totalement inventée, mais elle ne concerne pas toutes les chèvres.

 

Le vrai problème reste surtout la surreprésentation de certaines lignées ou races

Quand on parle de chèvres aujourd’hui, on pense surtout à :

la Saanen, la Chèvre alpine ou aux chèvres naines issues de sélections orientées compagnie

Ces races ont été sélectionnées principalement pour :

la production laitière intensive, le format et parfois l’esthétique, (ou en parle des ultra naine....?) ou la facilité de diffusion commerciale.

La sélection moderne a privilégié des critères mesurables (volume de lait, standard morphologique pour les abattoirs, prolificité).

Mais souvent, cette sélection s’est faite au détriment de la rusticites, de l’equilibre comportementale, du respect meme du besoin des chevres (mental ou physique), et de la faculté d’adaptation aux terrains difficiles.

À l’inverse, les races anciennes ont été façonnées par des siècles d’adaptation locale.
Elles n’ont pas été pensées pour la productivité maximale.
Elles ont été pensées pour survivre et fonctionner dans un environnement précis. Ce qui n’a pas change avec le temps puisqu’elles n’ont pas ete accepté pour l’industrialisation de l’agriculture, pour des raisons totalement denuées de sens d’ailleurs quand on connait toutes les qualités qu’elles ont! Les jeunes paysans d’aujourdh’ui l’ont d’ailleurs compris et y reviennent! On voit aujourd’hui des elevages a l’ancienne de chevres rustiques!

Et la différence se voit entre une chevre naine ou une alpine et une chevre ancienne. en tout cas nous, nous l'avons vu et experimenté!

 

                                                chevre massif central

Notre expérience en Dordogne : 1 hectare repris aux ronces

Chez nous, tout était mangé par les ronces, toute la région d'ailleurs, tous le sbois, les maisons abandonnées, les prés non utilisés, tout repart en ronces, eglantiers, prunelliers, fragon....
et quand on parle de ronces... on parle de vraies ronciers: 1,50 mètre de hauteur, des troncs de 3 cm de diamtres, des epines de la taille d'une noisette et ca sur des dizaines de metres de large....
Des bois totalement inaccessibles, integralement
Une prairie que j'avais prévue d'abandonner deja a l'achat car je refusais l'utilisation de produits ou de gros engins.

et c'est là que l'on m'a parle de chevre.... j'ai hesité... beaucoup.... puis mon compagnon est arrivé a la maison, nous en avons discuté, plus courageux que moi lui trouait des solutions a mes porblemes... alors... on s'est dit, pourquoi pas?

Aujourd’hui :

1 hectare entier dégagé,

bois alentours totalement accessibles,

bord d’étang entretenu,

terrain valorisé. haies epineuses maintenues sans etre détruites (les oiseaux sont heureux!)

Qui a fait le travail ?

Un bouc Chèvre des Fossés
Des Chèvre Cou Clair du Berry

Elles mangent tout ce qu’un mouton, un cheval, une vache, un ane refusent: ronces, jeunes ligneux (encore que certaines races anciennes de vaches en mangent un peu), aubépines, églantiers, fragon,chardons et orties 

Les moutons tondent.
Les chèvres débroussaillent.

Ajoutez des cochons pour retourner les racines et vous obtenez un système autonome, écologique et efficace pour recupérer aux ronces ces parcelles perdues. 

                                                    chevre poitevine

Biodiversité et gestion écologique

On parle rarement de ce point. Mais les chèvres sont de grands alliés dans le maintien du paysage.

Les chèvres rustiques entretiennent les milieux ouverts, limitent la fermeture forestière, réduisent la charge combustible en zone à risque incendie, favorisent la diversité floristique des prairies. Tout en étant de abarit plus petits et plus legers que les races de vaches ou de moutons anciens et en consommant le refus de ceux ci.

Elles ne “détruisent” pas la nature.
Elles la maintiennent dans un état dynamique.

Dans un contexte de friches agricoles et d’abandon rural, c’est un animal précieux.

                                                    chevre cou clair du berry

Comportement : la surprise

Contrairement à l’image populaire, elles ne sont pas si insuportables! Elles respectent la clôture que nous avons mis, elles y respectent ausis les limites (la seule qui ne le faisait pas était l’apine qui leur avait appris 1000 bêtises. Depuis nous leur avons reenseigne les limites et tout va bien). le terrain n’est pas clôturé en entier et portant elles sont la. Autant le bélier menacait de foncer sur nous, autant le bouc est calme, aucune chevre ni le bouc n’a jamais montre d’aressivité ni envers nous , ni envers nos enfants ou nos chiens.

Les cornes ne les rendent pas belliqueuses. Nous n’avons que des chevres a cornes et tout va bien....

Oui, il existe une hiérarchie.
Oui, elles peuvent se donner un coup de corne entre elles de temps en temps.

Mais ce ne sont pas des “mégères à sabots”.

Ce sont des animaux intelligents et adaptatifs :

S’il pleut elles vont dans les abris fait pour elles, sous les arbres, s’il fait vent elles vont au milieu du pré (a cause des arbres justement)

pluie → abri,

vent → milieu du pré,

apprentissage rapide des limites et des dangers.

la où notre amie a peur pour ses brebis a cause de quelques rochers mal placés, les chevres en font leur terrain de jeu.

 

                                                        chevres rove

Production : lait et viande 

Le lait

Le lait de chèvre est plus aqueux que celui de brebis, mais certaines races anciennes produisent un lait plus riche que les lignées hyper-productives.

Moins de litres.
Mais souvent plus de matière utile.

j'avais lu en information q'un litre de lait alpine donnait env 100 a 150 grammes de fromage mais 1 litre de lait des fossés donnait env 350 grammes de fromage. a choisir entre la quantite et la qualité (y compris nutritionnelle) notre choix est vite fait. 

Elles élèvent très bien leurs petits.
Les jumeaux ne posent aucun souci en système rustique.
La traite est simple, très simple.

La viande

Soyons clairs : la chèvre n’est pas une championne du rendement carcasse.

Peu de gras.
Peu de volume.

Mais sa viande, peu reconnue ni meme recherché est pourtant goûteuse et donne tout son eclat dans les recettes dédiée au chevreuil: excellente en cuisson lente, parfaite en couscous et idéale en merguez,

Un point légal souvent ignoré

En France, le débroussaillage autour des habitations peut être obligatoire dans certaines zones exposées aux incendies (Obligations Légales de Débroussaillement prévues par le Code forestier).

Dans un certain rayon autour de votre maison, l’entretien peut vous incomber, même si la parcelle ne vous appartient pas.

Dans notre cas ?
Propriétaires inconnus ou absents.
Les chèvres ont fait le travail.

                                                    chevre de lorraine
 

Sauver un chevreau… ou sauver une race ?

Adopter un chevreau laitier “sauvé” est un geste émotionnel compréhensible.
Mais cela ne modifie pas le système de production. adopter un chevreau issu des grands elevages laitier industriel c'est comme "sauver" une poule de réforme qui vient des batteries. on fait juste de la place pour la prochaine fournée d'animaux maltraités..... sur le moment ca peut paraitre la bonne solution parce que ces animaux souffrent mais c'est surtout la dessus qu'ils jouent. l'emotionnel. mais si on y réflechit ceux qui sont contre ces systemes sont ceux qui adoptent ces animaux et donc qui nourrissent ce systeme qu'ils dénoncent.... le serpent qui se mord la queue....

c'est comme "sauver "un animal du refuge quand on sait que 98% de ces animaux vienent de reproduction incontrolée de particuliers (chiffres officiels de la spa 2025).... alors que de petits eleveurs passionnés portent a bout de bras leur race de passion.

Il en est de même pour nos petits éleveurs de passion qui soutiennent ces races anciennes en difficulté, les soutenir à notre tour en choisissant nos animaux che eux permet de préserver et perpétuer un patrimoine génétique menacé (tout en coupant l'herbe sous le pieds aux marchands d'animaux qui surfent sur la vague de l'esthetique et de la mode...). Et ces races ne manquent pas :

Chèvre des Fossés

Chèvre Cou Clair du Berry

Chèvre du Massif Central

Chèvre poitevine

Chèvre Rove

Chèvre de Lorraine

et bien d'autres encore!!! 

la plaupart des races anciennes francaises (qu'importe l'espece: vaches, moutons, chevres, ânes, chevaux, chiens, volailles diverses) sont quasiment toutes en disparition ou en difficultés....

Pour approfondir, le blog de l’association FERME (blog de Paquerette) propose des ressources très complètes sur les races menacées françaises, ainsi qu’un annuaire d’eleveur.

À savoir avant d’adopter des chèvres

1️⃣ Jamais seule

Une chèvre seule est malheureuse. Ce sont des animaux de troupeau, il en faut 2 minimum (vraiment minimum)!

2️⃣ Surface minimale

En système extensif rustique :

minimum 2 500 m² par chèvre,

idéalement 3 500 m² si vous voulez éviter le surpâturage et la boue. En rotation pour éviter le parasitisme.

Les chèvres, comme les ânes, sont souvent surchargées en surface.
Trop peu d’espace =
→ sol ravagé
→ parasites
→ boue permanente
→ mauvaise image injustifiée

Doublez toujours la surface théorique si vous voulez un terrain durable et leur bonheur.

3️⃣ Clôtures adaptées

Clôture sérieuse au départ.
Puis apprentissage des limites.
Les races rustiques respectent bien mieux le territoire une fois stabilisées.

4️⃣ Rusticité ≠ abandon

Rustique ne veut pas dire négligé :

parage des onglons,

surveillance parasitaire,

abri sec pour la pluie,

eau propre.

Conclusion

La chèvre n’est pas un problème.

C’est un animal formidable, qui permet des actions ecologiques, agricoles, et la valorisation des friches et evidemment le soutien du patrimoine naturel francais.

À condition de choisir la bonne race, adaptée au bon terrain et de s'en occuper! c'est un être vivant.

Et peut-être est-il temps de cesser de diaboliser un animal qui, pendant des siècles, a fait vivre les campagnes françaises.

 

 

 

 

 

 

 

  


vendredi 6 mars 2026

Ce que les survivalistes appellent résilience, rupture de la normalité, nous l’appelons NORMALITÉ en campagne.

 

On voit beaucoup de survivalistes ou de « preppers » expliquer comment ils se préparent à une rupture de la normalité : stocker des lampes, des lampes à pétrole, une trousse de secours dans la voiture, de la nourriture, un générateur… Et chacun demande à l’autre : « toi t’as quoi ? moi j’ai ça, moi j’ai stocké ça… ». Comme si c’était un exploit.

Mais quand on vit à la campagne, en montagne, on regarde ça un peu différemment.

Parce que ce qu’ils appellent se préparer à une rupture de la normalité, être résilient… pour nous, c’est simplement notre NORMALITÉ.

jeudi 5 mars 2026

Le pigeon de ferme : loin du “rat volant”, un trésor oublié de nos campagnes!

 Le pigeon : bien plus qu’un “rat volant” 

pigeon Mondain français 

pigeon mondain

Le pigeon traîne une réputation assez injuste. Dans les villes, on l’appelle souvent « rat volant », et pour beaucoup de gens, c’est devenu un animal sale qu’on ne mangerait jamais. Pourtant, cette image vient surtout des pigeons urbains qui vivent dans les grandes villes, au milieu du béton, de la pollution et des restes de nourriture humaine.

pigeon Carneau rouge. 

pigeon Carneau 

Mais il ne faut pas tout mélanger.

mardi 3 mars 2026

le stock chez soi alimentaire ou matériel: c'est mal? c'est parano? c'est apocalypse free?

 Avoir un stock alimentaire : bon sens rural, pas délire d’apocalypse

le stock... Certains imaginent des bunkers remplis pour 15 ans, d’autres pensent immédiatement aux rayons vidés pendant le confinement du Covid19. Entre les deux, il y a… la vraie vie. Avoir un stock pertinent, ce n’est pas se préparer à la fin du monde. C’est simplement être prêt face aux imprévus du quotidien.

Quand on vit à la campagne ou en montagne, les magasins sont loin, les horaires sont courts, et en hiver une tempête ou de la neige peut bloquer les routes, encore ce printemps une tempête tout est inondé, les arbres sont tombés, les routes coupées. plus d'electricité,plus de moyen de se deplacer. Nous avons eu deux semaines sans électricité, trois semaines sans eau chaude... cela est passé comme une lettre a la poste. le soir lampa a pertrole, des repas de conserves fait maison ou du magasin, toilette de chat et bain avec l'eau hauffée dans les sterilisateurs sur la cuisiniere a bois.

mercredi 4 février 2026

un livre pour constituer, gérer et cuisiner son stock alimentaire, de denrées non perissables!

 

Recettes de Bunker est un livre un peu à part.

  


Écrit par nous-mêmes (Bleck Stalker et Dréanna Zepol), Recettes de Bunker est le premier tome d’une trilogie consacrée à l’autonomie alimentaire du quotidien.

dimanche 1 février 2026

les poules de réforme, un réel sauvetage? ou un système?

 

l
                                      coq de race "gauloise dorée" embleme même de notre pays

Pour les poules, c’est exactement le même problème que pour les chiens et les chats. On part souvent d’une bonne intention, mais on ne regarde pas le système dans son ensemble. Et à force de tout réduire à de l’émotion, on finit par taper complètement à côté.

Les fameuses « poules de réforme », par exemple. À la base, l’idée peut sembler bonne. Mais aujourd’hui, il faut être honnête : c’est devenu un modèle bien installé. Dans la réalité, les poules de réforme restent rarement longtemps en association. Elles sont très souvent réservées à l’avance, récupérées rapidement par des particuliers, parfois directement chez l’éleveur, parfois après un passage très court par une structure intermédiaire. Ce n’est pas un reproche, c’est un constat de fonctionnement. Une association ne peut tout simplement pas nourrir, loger et soigner sur le long terme des centaines de poules issues de l’élevage industriel. La rotation rapide est justement ce qui permet à ce système d’exister.

les abandons en refuge, la faute des éleveurs? ben voyons. chiffres a l'appui je te montre la REALITE.

 Cet article est long. Volontairement long. Parce que le sujet est important, et qu’on ne peut pas le traiter sérieusement en trois slogans.

Dans notre entourage proche, on a vu des choses très concrètes. Des gens qui prennent des chiots gratuits, puis qui, une fois adultes, quand le chien fait 25 kg, disent : « Il est trop gros », « Il mange trop », « J’en ai peur ». Et hop, SPA.
Un croisé husky/malamute, c’est très mignon chiot. Mais ce n’est pas un chien qui se contente d’un quart d’heure de balade en laisse par jour. À six mois, quand les besoins explosent, direction le refuge.