Bonjour ^^
Le potager c'est un plaisir et une fierté. Quel bonheur de pouvoir récolter les propres fruits de son travail et de pouvoir enfin manger sainement en sachant très bien comment a poussé le légume/fruit. De plus en plus de gens s'y mettent et c'est une très bonne chose
Mais voilà le potager ça peut effrayer ! Avec tout ce qu'on voit et lit sur la toile... Nous avons souvent des messages de personnes qui nous demandent par quoi je commence ? Comment je fais ? En nous disant que c'est difficile de commencer, que c'est ce qu'on leur a dit sur les forums et que ça dépend de pleins de trucs. Les réponses du genre "le potager universel n'existe pas, ça dépend de ta terre et de ton climat" seul, n'aide personne... c'est une réponse peu constructive
Alors certes, le climat, la terre, etc. tout ceci joue grandement sur votre potager mais point de peur tout peut s'expliquer facilement et finalement c'est comme le vélo, ça semble difficile mais une fois qu'on a le truc ça roule tout seul. Attention toutefois, car une fois qu'on l'a commencé il est très difficile de s’arrêter
Vous avez du terrain, vous voulez faire un potager. Vous ne connaissez ni la surface, ni l’installation, ni le pourquoi du comment. Pas de soucis on va voir ça tranquillement. Nous ne sommes pas des experts mais certaines choses sont soit logiques, soit universelles
Connaître son climat
La première chose à savoir c'est dans quel climat vous vous situez. C’est à dire ceci :
en rouge le climat moyen de la France correspondant à l'Ile-de-France et la plus grande partie du pays,
en vert le climat océanique correspondant à la Manche et à la côte Atlantique avec les cultures 2 à 3 semaines en avance sur le climat moyen,
en jaune le climat méditerranéen du Midi avec cultures un mois en avance,
en bleu le climat montagnard des Pyrénées, des Alpes et le Massif Central avec cultures 2 à 3 semaines en retard.
Cela vous donnera déjà une bonne idée de votre climat. C’est aussi sous cette forme sur les sites de plantes ou sur les étiquettes des pots.
Bref voilà déjà une bonne idée, mais le terrain peut différer du théorique. Une fois que vous connaissez votre zone et votre avance/retard, n'hésitez pas à jeter un œil autour de vous dans les jardins et potagers des autres et à discuter un peu avec eux pour connaitre VOTRE micro-climat.
Sur la carte on peut lire que nous sommes en zone 7 mais l'hiver dernier nous avons eu -25°C et l'année d’après le thermomètre est à peine descendu en dessous de -3°C, un exemple parmi tant d'autres. Cette carte est un fil rouge à suivre mais il faut peaufiner les détails
ici en dorodgne nous avons vecu plusieurs hiver a -10 degres entre 2019 et 2025!!
Connaître sa terre
Toutes les terres sont différentes : argileuse, calcaire, sableuse, limoneuse, parfois un mélange. Mieux vaut la connaitre pour ne pas semer et voir tout dépérir.
"Regardes chez ton voisin ce qui pousse chez lui poussera chez toi" oui et non, il suffit qu'il ait décaissé, ajouté de la terre végétale, mis du sable ou que vous ayez une terre de remblais d’une maison en construction récente et pas lui, ça change tout.
Vous pouvez tester votre terre facilement et rapidement : prenez une poignée de terre humide et essayez de la rouler en boule,
si vous y arrivez c'est une terre argileuse,
si elle ne forme pas de boule c'est une terre sableuse,
si elle forme une boule qui se désagrège c'est une terre limoneuse.
Pour le calcaire, les grands-mères prenaient une poignée de terre qu'elles jetaient dans un verre d'eau fortement vinaigré, si ça mousse votre terre est calcaire. Une terre peut être deux choses à la fois, notre terre est argileuse et calcaire par exemple. On distingue généralement cinq grandes natures de sol :
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Sol argileux, lourd : compact, collant lorsqu’il est humide, très dur et fendillé lorsqu’il est sec, retient bien l’humidité et les minéraux, productif si correctement enrichi, difficile à travailler, s’engorge vite lors de fortes pluies, empêche une bonne circulation de l’eau et de l’air, enracinement limité, se réchauffe lentement au printemps
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Sol limoneux, riche : doux au toucher, poudreux lorsqu’il sèche, très fertile, facile à travailler, propice au bon développement des plantes, fragile, tendance à former une croûte sous l’effet de la pluie et des arrosages
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Sol humifère, riche en humus : spongieux, léger, sombre, fertile, retient bien l’eau, ne colle pas, facile à travailler, se réchauffe rapidement, risque d’acidité limitant certaines plantations
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Sol sableux, léger : granuleux, sans cohésion, très perméable à l’eau et à l’air, facile à travailler, se draine naturellement, retient peu l’eau et les nutriments, dépourvu de matière organique, doit être fréquemment amendé
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Sol calcaire : blanchâtre, crayeux, léger, perméable, se réchauffe rapidement, bloque certains éléments fertilisants, doit être amendé régulièrement, sec en été, boueux en cas de pluie
Observation du terrain
Avant de planter, regardez votre terrain et notez orientation et ensoleillement, vent dominant, pente, drainage, cuvettes ou zones d’eau stagnante, présence d’insectes nuisibles ou maladies, faune utile comme oiseaux, hérissons et abeilles.
Connaître l’orientation permet de placer vos planches de culture ou carrés de culture pour que certaines planches reçoivent plus de lumière et de chaleur pour les légumes avides de soleil et d’autres moins pour ceux préférant fraîcheur et ombre.
Le vent dominant peut être repéré par les arbres alentours ou à l’aide d’une girouette, ainsi vous saurez comment tuteurer vos arbres fragiles, installer des coupe-vent ou des haies pour protéger vos plantations du vent, en été comme en hiver car le ressenti au froid augmente avec le vent.
La pente n’est pas gênante mais organise le terrain : placer les réserves d’eau en haut pour descendre avec l’arrosoir plein et remonter à vide, composteur en bas.
Vérifiez si le terrain forme une cuvette ou se termine en talweg, si nécessaire creuser tranchée avec billes d’argile, sable ou gravier pour évacuer l’eau stagnante.
L’imperméabilité du terrain peut être un problème ponctuel, examiner où l’eau pourrait former des mares lors de fortes pluies et éventuellement décaisser pour mélanger avec sable ou gravier. Dans la plupart des cas le terrain est juste un peu humide, idéal pour plantes comme maïs et citrouilles.
S’il y a beaucoup d’eau et un grand terrain, pourquoi ne pas créer une petite mare avec un drain pour évacuer le surplus et permettre le renouvellement de l’eau afin d’éviter les mares vaseuses, cela attirera grenouilles et autres faunes utiles.
Observer présence de fourmilières, pucerons, mildiou, maladies récurrentes, petits oiseaux, larves de hannetons, taupes, évaluer les nuisibles pour faire venir prédateur ou les éloigner, nourrir et abreuver oiseaux et hérissons, fidéliser abeilles et autres auxiliaires, tout cela est crucial pour un jardin bio et sain.
L’abri et la serre
Un abri est toujours utile pour ranger les outils au sec, vos pots, vos sacs de terre, votre brouette. On peut aussi y ajouter un coin rempotage, plus ou moins grand selon ce que vous souhaitez y faire. Les récupérateurs d’eau ne sont généralement pas loin, pratiques pour nettoyer outils ou pots et récupérer l’eau du toit. Une serre n’a pas besoin d’être commerciale, une simple ossature en bois avec une toile plastique transparente suffit. Elle sert à endurcir les plants qui étaient à l’intérieur ou à réaliser des semis, toujours proche d’un point d’eau.
Le plan à l’échelle
Pour organiser votre potager, dessinez votre terrain sur papier en y indiquant abri, récupérateurs d’eau, composteur, planches de culture, zones de plantes répulsives et mellifères, arbres fruitiers, petits fruits et éventuellement mare. Exemple simplifié : abri de jardin en jaune, réserves d’eau en bleu en haut de la pente pour faciliter l’arrosage, composteurs en triangle marron, planches de culture gris clair pour rotation, gris foncé pour vivaces ou légumes qui prennent du temps ou portes-graines. Vous pouvez transformer une planche gris foncé en serre, déplacer arbres fruitiers ou petits fruits et ajouter une table de rempotage à côté des points d’eau. Les cercles verts peuvent représenter arbres fruitiers nains ou normaux, les formes roses les petits fruits comme framboisiers, cassis, myrtilles, et les losanges violets un abri pour hérissons. Vous pouvez aussi prévoir une mare et ajouter un trait épais entre les planches pour des fleurs pollinisatrices. Sur chaque planche, notez ou dessinez chaque légume, gardez votre plan d’année en année, mettez-le à l’échelle pour prévoir exactement ce que vous pouvez semer ou planter, ce qui évite les mauvaises surprises.
L’eau
L’eau est essentielle au potager. Les récupérateurs ou cuves peuvent devenir un lieu de prolifération pour moustiques et larves, alors il faut prévoir des poissons comme les gambusis, rustiques et capables de vivre même dans peu d’eau, grands mangeurs de larves. En hiver, vous pouvez les placer dans un bocal à l’intérieur pour éviter qu’ils gèlent. Certains choisissent d’autres poissons comme le combattant, mais il lui faut suffisamment d’espace et jamais deux mâles ensemble. Le poisson rouge nécessite un minimum de 20 l par individu, une cuve peut convenir, ils mangent les larves mais l’eau peut devenir trouble, il faudra la nettoyer régulièrement. Jamais ajouter de produits chimiques dans l’eau, en hiver il faudra sortir les poissons des cuves si nécessaire.
Le compagnonnage
Associer légumes et fleurs est un excellent moyen de protéger vos cultures, repousser les nuisibles et attirer les pollinisateurs. Exemple simple mais efficace : semer rangs alternés poireaux et carottes, chacun protège l’autre de sa mouche spécifique, œillet d’Inde au pied des tomates, basilic pour améliorer le goût des tomates.
Les fleurs
Les fleurs attirent pollinisateurs et insectes utiles et certaines sont comestibles comme la capucine un peu piquante ou la bourrache au goût de concombre. Elles apportent couleur et biodiversité, n’hésitez pas à en planter.
Les aromatiques
Les aromatiques sont utiles en cuisine et pour les tisanes, rustiques, peu d’entretien et adaptées aux espaces restreints. La spirale aromatique est idéale pour optimiser la place. Certaines variétés oubliées ou peu courantes comme le cresson de fontaine, l’anis, le fenouil feuille, le claytone de Cuba ou le pourpier méritent d’être réintroduites, elles peuvent être considérées comme de petits légumes.
Les engrais verts
Les engrais verts comme la moutarde, la luzerne ou le sarrasin sont semés soit fin d’hiver, soit début automne. Ils sont fauchés avant la montée en graine et laissés à pourrir sur place. Ils empêchent le lessivage du sol, l’améliorent, l’aèrent et l’enrichissent en nutriments. Ils sont un allié polyvalent pour tous types de terrains. Un petit tableau utile est disponible ici : http://www.jardin-a-manger.com/pagelegume/engraisvert.htm
Les graines et plants
C’est la partie la plus attendue. Beaucoup pensent qu’il suffit d’acheter les graines ou plants en grande surface, mais attention : les graines et plants provenant du Sud-Ouest ou d’autres régions ne poussent pas de la même manière ici à cause du climat différent et de la durée plus courte de la saison. Il est frustrant de semer des melons qui ne murissent jamais ou des plantes trop grandes pour un petit potager carré. Il existe des sites spécialisés qui vendent des variétés anciennes, locales ou régionales, adaptées à votre climat et à votre espace. Le site de Kokopelli et celui du Semeur permettent d’acheter ou d’échanger des variétés rares comme la poire de terre ou le chervis.
Si vous achetez en jardinerie, vérifiez l’état de la plante : pas de fruits déjà formés, conditions de culture adéquates (pas de serre surchauffée, pas trop d’engrais même bio, pas de lampes horticoles excessives). Les plants élevés en jardinerie sont souvent fragiles, certains périclitent rapidement. Pour éviter ces problèmes, préparez vos propres semences, séchez-les et conditionnez-les, utilisez des portes-graines si nécessaire, et pour les plus experts, la pollinisation manuelle peut assurer la pureté des variétés. Même sans cette technique, veillez à ne pas semer deux variétés qui fleurissent en même temps si vous souhaitez garder la pureté d’une variété spécifique comme une tomate blanche pour éviter des croisements. Cela permet aussi d’économiser : un sachet de graines coûte environ 3 euros, on ne sème que quelques graines et on peut récolter énormément pour ressemer ou échanger.
Pour les plants, il est facile de les faire pousser soi-même avec de petits pots recyclés (pots de yaourt percés, godets récupérés, cartons de papier WC, gobelets en plastique), de la bonne terre, des graines, de l’eau, de la lumière, un bord de fenêtre et un peu d’amour. Nous choisissons uniquement des variétés adaptées à notre climat, à notre espace et à nos besoins.
Concrètement, cela signifie choisir des variétés précoces résistantes au froid et adaptées aux climats frais pour l’automne et l’hiver, résistantes à l’humidité et à la chaleur estivale (juillet souvent pluvieux, août étouffant). Elles doivent être :
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Naines (seulement quelques grands plants comme des pois gourmands à rames, semés au pied du maïs qui sert de tuteur, pour gain de place et rendement)
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Compactes ou buissonnantes pour les cucurbitacées afin de limiter l’étalement et faciliter la culture en pot
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Adaptées à la culture en pot (tomates cerises naines, aubergines à œuf, pâtissons) pour potagers en carré ou sur balcon
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Productives pour manger frais, sécher ou faire des conserves (ex : haricots, pois, tomates)
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Résistantes au froid (hivers pouvant descendre sous -20 °C) et à la sécheresse (été pouvant dépasser 39 °C)
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Résistantes aux maladies : par exemple, une variété de tomates naturellement très résistante au mildiou, un piment doux résistant à la mosaïque du tabac. Avec des traitements préventifs naturels comme les purins, on rencontre beaucoup moins de problèmes que les jardiniers classiques.
Après un déménagement, nous avons choisi des variétés plus grandes pour nos nouveaux terrains tout en conservant certaines anciennes variétés ayant fait leurs preuves en termes de rusticité, productivité et goût. Il existe une multitude de variétés anciennes ou non hybrides adaptées à chaque climat dans le monde, permettant d’obtenir un rendement optimal que ce soit sur balcon, potager en carré, pots ou jardin sur sol. Jardiner devient un plaisir, surtout lorsqu’on peut remplir son assiette pendant plusieurs mois.
Un exemple concret : nous habitons en Alsace et nos amis en Périgord Noir. Ils sèment du melon charentais qui ne murit pas chez nous sauf presque en intérieur, alors que nous semons du melon de Lunéville, ancien melon de Lorraine. D’autres amis du Périgord Vert (très pluvieux et humide) sèment aussi du melon de Lunéville, résistant à l’humidité et prévu pour des saisons courtes.
Calendrier
Une fois vos graines en main, notez les périodes de semis sur un tableau Excel ou une feuille de papier. Indiquez l’emplacement, le temps entre semis et récolte et la rotation possible entre vos cultures. Si vous tenez compte des phases de la lune, vous éviterez les mauvaises surprises ou les semis ratés. Accrochez ce tableau à portée de main, par exemple sur le frigo, pour le suivre facilement.
Les outils
Pour un potager en carré ou petit jardin, des outils à main suffisent. Pour un terrain plus grand ou un sol classique, il vous faudra : une bêche ou grelinette, une pioche, une pelle, un râteau, un râteau feuille, un couteau, 2 à 3 seaux, un sécateur, une corde, un voile d’hivernage ou bâche noire de pépinière, des pots et godets, des outils de rempotage, un petit fût en fer percé (ancien tambour de machine à laver) pour brûler les plants malades et déchets organiques, des cuves pour récupérer l’eau de pluie, une brouette si le terrain est grand, cisaille et coupe-branches pour les haies ou arbres fruitiers, des billes d’argile, du gravier et du sable pour le drainage, des gants solides, bottes ou crocs selon vos préférences, un tablier avec poche pour travailler confortablement, un chapeau pour l’été et lunettes de soleil, bonnet et gants pour l’hiver.
Les essentiels
Le lombricompost est un véritable levain pour les micro-organismes du sol, relançant la vie souterraine et enrichissant la terre. Il existe en forme solide (terreau) et liquide (thé de lombric à diluer à 10 %). Vous pouvez installer un lombricomposteur sur votre parcelle ou chez vous, mais attention aux températures extrêmes qui tuent les vers.
Les purins, comme le purin d’ortie ou de consoude, sont préventifs et fortifiants pour vos plantes, aidant à lutter contre les maladies. La prêle apporte des minéraux supplémentaires et renforce les végétaux. Une poignée d’orties placée dans le trou de plantation, notamment pour les tomates, peut faire des miracles.
Le compost est indispensable pour nourrir le sol avec vos déchets de jardin : feuilles mortes, herbes tondues, rameaux fins, carton, en évitant les légumes ou plants malades qui doivent être brûlés par précaution. Si la place manque, un lombricomposteur est tout aussi efficace et permet de récupérer du thé de lombric dilué 10 fois ainsi que du compost solide, pour traiter plusieurs kilos de déchets par an. Le BRF est également très utile pour améliorer le sol : http://kalayamsha.e-monsite.com/pages/la-fourmiliere/potager-et-agriculture/le-brf.html
Les semis
En intérieur, les semis commencent généralement à partir de février. En extérieur, le repiquage se fait après les dernières gelées. Certains légumes comme les petits pois résistent au froid et peuvent être semés plus tôt. Les graines ne doivent pas être trop enfouies pour éviter que les oiseaux ou fourmis ne les consomment. Les plants doivent être arrosés plutôt le matin pour que l’eau atteigne bien les racines et ne reste pas sur les feuilles ou fruits.
Arrosage
Arrosez de préférence le matin, jamais l’après-midi et évitez le soir pour les cucurbitacées (tomates, poivrons, piments, courgettes, citrouilles) afin d’éviter les maladies liées à l’humidité. Adaptez l’arrosage à chaque plante : les citrouilles ont besoin de beaucoup d’eau, les piments beaucoup moins. Multipliez les cuves pour assurer un approvisionnement suffisant et nettoyez-les régulièrement pour éviter bactéries et algues.
En pratique
Pour un terrain non cultivé, oubliez le motoculteur et laissez la nature agir : racines, vers de terre et autres animaux du sol aéreront et casseront les grosses mottes. Délimitez vos futures cultures avec corde, bois ou pierre, étalez des cartons maintenus par terre et cailloux ou une bâche noire pour éliminer les plantes existantes. Le manque de lumière sous les cartons tuera la végétation et la matière en décomposition nourrira le sol. Après les fortes gelées, retirez les protections et retournez légèrement le tout pour enfouir les matières décomposées et casser les dernières racines, puis ajoutez votre lombricompost. Trois semaines plus tard, aérez et ratissez légèrement la terre.
Deux à trois semaines avant la plantation, arrosez avec des purins répulsifs ou améliorateurs de sol (ortie, thé de lombric) une fois par semaine et ratissez légèrement. Quelques jours avant la plantation, aérez la surface avec un râteau. Pour les légumes exigeant une terre très meuble, comme les carottes, ameublissez-la davantage. Pour les semis, tenez compte des phases lunaires selon les calendriers disponibles.
Pour les planches de culture, retirez les mauvaises herbes, aérez la terre et semez selon votre plan. Sur une terre déjà cultivée, vous pouvez semer des engrais verts ou placer des cartons/bâches pour protéger le sol du lessivage et maintenir l’humidité. Retirez le carton après les fortes gelées et ajoutez du compost ou lombricompost pour revitaliser la terre.
pour aller plus loin:
combien de plants pour mon potager
liste de semenciers de gaines anciennes